Moustapha Sylla

Moustapha Sylla

Moustapha Sylla
Institut National de la Jeunesse et des Sports (INJS) d’Abidjan

Diplômes

2013 – 2014 : DOCTORAT DE PSYCHOPATHOLOGIE SOCIALE à l’Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan
2000 – 2001 : DIPLOME D’ETUDES APPROFONDIES (DEA) DE PSYCHOPATHOLOGIE SOCIALE à l’Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan
1999 – 2000 : MAITRISE DE PSYCHOPATHOLOGIE SOCIALE à l’Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan
AUTRES DIPLOMES OBTENUS

2001 – 2002 : INGENIERIE DES RESSOURCES HUMAINES, Diplôme d’Etudes Supérieures Spécialisées (DESS) à l’Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan
2000 – 2001 : LICENCE D’ANTHROPOLOGIE à l’Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan
membre du Groupe d’Etudes et de Recherches sur les représentations Sociales (GERS)
membre du Réseau Ouest et Centre Africain de Recherches en Education (ROCARE)

Résumé

Pratique de la lutte traditionnelle dans la Communauté Nigérienne de Côte d’Ivoire : Profil des lutteurs, transmission générationnelle et influences du milieu local.

La Côte d‘Ivoire est traditionnellement un pays d’immigration. La population étrangère qui représentait 22% en 1975 est passée à 24% en 2014. Le taux de croissance de la population est ainsi passé à 2,6 % sur la période 1998-2014 (Nations Unies, 2013).
La communauté Nigérienne se distingue par la pratique de certaines activités importées du pays d’origine, notamment la lutte traditionnelle qui est une pratique populaire dans de nombreux pays (Clément et Lacaze, 1985).
La lutte semble légitimer les façons d’organiser la vie sociale et de la symboliser. En effet, L’accoutrement du lutteur constitue en lui-même, un puissant référent identitaire. Au-delà de l’aspect esthétique, cet accoutrement, dans l’imaginaire collectif, regroupe des pratiques magico-religieuses qui sont censées protéger le lutteur contre le mauvais sort.
La lutte traditionnelle jouit certes, d’un très grand prestige au Niger, mais sa continuation dans un contexte différent pose des problématiques.
Cet article se propose de faire une analyse des rapports de la communauté nigérienne à la pratique de la lutte traditionnelle en côte d’Ivoire et les influences éventuelles du milieu local sur cette pratique.
L’analyse des données recueillies lors de nos entretiens, aboutit aux résultats préliminaires suivants:
La pratique de la lutte traditionnelle met essentiellement en jeu des acteurs Nigériens et permet la perpétuation d’une culture prioritairement nigérienne.
Nous sommes donc fondé à penser que la pratique de la lutte par la communauté nigérienne permet de nouer des relations sociales et développe des enjeux identitaires.

Mots clés: immigration, lutte, nigériens, transmission générationnelle.

Co-auteur: Zoumana Meite, Institut National de la Jeunesse et des Sports (INJS), Côte d’Ivoire

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